04/07/2014

6ème étape : Crespano Del Grappa - Rovereto 142kms 3.000m de dénivelé

6ème étape, et non des moindres, 142 kms nous attendent sur la route nous menant à Rovereto et pas loin de 3.000m de dénivelé, répartis principalement sur 2 cols, le 1er long de 13kms et le second de 23kms à plus de 6% de moyenne. Du lourd encore.

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Notre hôtel étant situé à 9kms du départ, nous décidons tous de rejoindre la ligne de départ en vélo en guise d’échauffement. Tous… Non, quelque part dans la province du Luxembourg, il y a un irréductible qui ne fait jamais les choses comme les autres… et qui se la jouent telle les grandes stars des pelotons sur son Trek Madone chaussé de nouvelles gommes continental.

Et oui, notre Francis rejoindra la ligne en voiture avec Aurèle pour garde du corps…

Francis, qui hier au repas, a continuer à cultiver le rire… Malgré notre insistance, notre Oldtimer d’Arville a refusé catégoriquement de nous raconter la blague du pharmacien (celle que l’on ne connait pas) avant de finalement nous la raconter 2h plus tard alors qu’on ne lui avait rien demandé…

Environ une quinzaine de kilomètres neutralisés pour quitter Crespano Del Grappa, jusqu’à un passage à niveau ou nous avons calmement patienté avant d’être libéré en direction du 1er col de la journée.

Petit souvenir, nous repassons devant l’hôtel ou il y a 2 ans, on avait tenté de s’introduire dans nos voitures. Gary prend les devants du groupe avec Richard, tandis que Phil et Phil2 se remémorent leurs souvenirs de ce 1er col « mais oui, on l’a déjà fait… »

Photo de Philippe Mahaux.

Dès les rampes de ce col, Notre poulet retrouve ses ailes, et se lance à l’abordage, il dépose Phil2, et retrouvera Richard qui s’accrochera à la roue de celui-ci jusqu’au sommet.

Derrière Ironmarc, non sans avoir pris des nouvelles, passera également Phil2, l’apprenti triathlète gère sa montée aux sensations. Son capteur de fréquence cardiaque montrant des signes de faiblesses.

Thomas semble souffrir de la chaleur dans ce col, sa première partie d’étape sera difficile mais plus l’arrivée se rapprochera et au mieux il se sentira.

Derrière, Francis a choisi en galant homme qu’il est, de faire l’étape avec Liz. Sans doute, a-t-il besoin d’une présence féminine à ses côtes après une semaine loin de sa chère et tendre. Pourtant, son charme naturel agit, même loin de sa belle province. Liz, par contre, nous dira ne pas l’avoir vu de la journée…

L’ascension se conclut dans le village de Foza, et nous propose de longs kilomètres de tobogan avant de rejoindre le pied du 2ème col de la journée. Pour ceux qui pensaient se laisser descendre tranquille, il faut quand même dépenser pas mal d’énergie de les faux plats montants.

Malgré cela, il nous faut rejoindre la vallée. C’est le moment que choisi le pneu avant de notre Oldtimer pour exploser ni plus ni moins alors qu’il descend, fort heureusement prudemment, ce 1er col. On est quitte pour une belle frayeur. Francis grâce à ses talents d’équilibristes a pu rester sur sa machine et stoppé sans dommage.

15’ minute de perdue à attendre le véhicule d’assistance mais ce n’est pas ça qui lui fera perdre le sourire.

Le team de lux se lance donc sur le chemin de ce 2ème col, Gary, en éclaireur, suivi de Flying Riccardo qui a pris congé de Phil dans la descente, de Marc et Phil2, ce dernier l’ayant rejoint dans la descente et de Thomas qui, peu à peu, retrouve ses jambes et une température plus conforme aux normales saisonnières.

A noter qu’au pied de ce col, Phil s’est présenté dans un groupe de 25 coureurs qui n’ont pas tous eux la même attitude devant un feu rouge… manifestement, le code de la route n’est pas universel, 3 coureurs brûlant allègrement le feu sans qu’aucun signaleur ne soit présent…

Longue est la montée, 23kms, Gary se souvient qu’il y a 2 ans, il avait toute la montée avec Phil2. Richard lui emboite le pas une dizaine de minutes derrière suivi de Phil qui  décidé de faire l’étape à fond, de Marc qui a pris congé de Phil2 dès le pied du col et de Thomas qui adopte un rythme régulier dans l’ascension.

Au sommet, une brève descente nous mène au passo Coé, la ou Tullio Capagnolo dans les années 30 expérimenta son premier dérailleur.

Il ne nous reste plus qu’à nous laisser glisser sur Rovereto en admirant la vue splendide sur les montagnes de la province du Trentino.

Ce soir, à l’hôtel, commence à régner une douce euphorie, plus qu’une étape demain, de l’avis unanime, que cela passe vite quand on s’amuse.

 

 

23:29 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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