26/08/2012

Etape 7 : Auron-Nice 175 km 29OO déni

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Nous logeons ce soir dans un petit hôtel bien sympathique sur la place de cette non moins bien sympathique station familiale et haut-lieu du VTT. Hier petit dernier souper en tête à tête TDL (excepté comme chaque fois, Thierry, qui loge cette fois à 8km d’ici). Petite hypoglycémie apéritive de Martin, puis salade et pâtes, comme d’habitude avant d’aller dormir tôt, comme d’habitude mais pour la dernière fois de notre vie de cyclosportif professionnel

 

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Réveil à 5.00, le dernier jour pour pédaler 175 km et 2900 m de montagne. Cette année, pas de froid glacial et avec notre tenue spécialement conçue pour cette étape, nous ne greloterons pas (le coach a distribué des petits blousons longue manche en papier et donc jetable, single use). En effet le départ est prévu à 6.45 huit km plus bas, soit à Saint Etienne de Tinée. Départ avec le soleil qui se lève sur les cimes et en route pour 28 km neutralisés. On note une certaine nervosité chez les coursiers, ils cherchent à sauter de groupe en groupe, comme notre leader, Laurent. Le gros de la troupe du TDl respectera les consignes et notre champion sera bien esseulé.

 

 

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Epingle à cheveu à droite et bonjour Couillole, nous voilà à pied-d ’œuvre pour le dernier « grand » col de la semaine. Seize kilomètres, onze-cent mètres d’ascension soit une bonne grimpée de l’Alpe d’huez avec 4 fois moins de virages, eux-mêmes remplacés par des petits tunnels où l’on peut un peu souffler.  Un bien pour un mal, en chemin on découvre le premier village perché de la journée, Roubion,

 

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et un panneau nous annonçant les dix derniers km, quand il en reste tout bonnement 12.

Laurent passe, Riccardo passe puis Martin, les deux Thierry et Liz, en avance sur le dernier timing, cela aussi, cela devient une (bonne) habitude. On s’enfile un fabuleuse descente en empruntant les gorges du Cian, avec des parois pourpres, sous le soleil levant.

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Une vue magnifique qui nous coûtera bien trop cher : un coureur suédois de 40 ans, père de trois enfants, passera le parapet pour ne jamais en revenir. Putain de journée. Des groupes se forment et roulent avec l’énergie du dernier jour. Riccardo à donf. Puget-Thenier on passe un pont puis on s’enquille le col Saint Raphael,

 

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une broutille de 8 km, à du 4% : on remarque à peine que cela monte. Dans la descente, SuperMario n’a jamais mal aux jambes reprend le groupe de Laurent. Martin derrière puis le coach, puis ThierryW et Liz encore plus en avance sur son timing. Encore du plat pour atteindre le dernier col de la semaine, le col de Vence, 17 km, à du 3%, un col où l’on descend pour atteindre son sommet en quelque sorte. Richard l’avait reconnu avec Liz il y a 3 semaines et ils ne purent s’empêcher de « lâcher la purée ». Notre leader ne parviendra pas à suivre la roue du Richard, ni lui, ni les autres du groupe qui ne pourront que voir notre ami savourant un grand coca, la ligne franchie. Martin terminant devant Thierry qui lui s’amusa à faire le travail pour un triathlète gantois (pour une fois, ils ne pourront dire qu’ils payent et qu’on profite), les chroniqueurs se répandirent en analyses conjoncturelles : Laurent et Thierry seraient passés par la fenêtre ?, Richard et Martin se seraient-ils cachés toute la semaine ? Le Team de Lux  laissa disserter ces fainéants et fêtera dignement cette 49ième place au général.

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 Descente neutralisée jusqu’au centre de Vence , petit repas (Thierry ne pût prendre qu’une pizza « cannibale ») avant de se mettre en convoi jusqu’au centre de Nice, sur la promenade des Anglais. C’est la deuxième fois pour Liz et Richard (Paris-Nice 2011) et Thierry (Hte route 2011). Presque tous ceux qui avaient dit la faire sont FINISHERs.  +/-130 abandons ou hors délais, où pire, pas venu.

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Le petit coktail d’adieu, un peu triste dans ces circonstances tourna court, un violent orage déversant toute la pluie du monde sur ce petit coin de paradis. C’est là que chacun reprit sa route :Laurent et Martin dans un hôtel avant l’avion pour Montréal, Richar et Liz dans un autre en vélopoussette

 

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 avant de prendre un autre avion,  comme des leaders pour Genève et les deux Thierry comme des willy pour ramener  au lieu de départ, où les voitures TDL attendaient, tous les vélos et tous les bagages du team avant de reprendre les leaders

 

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 et la route du Nord afin de vous conter de nouvelles aventures.

 

Demain nos diverse impressions puis le blog des courses à étapes se refermera jusqu’en 2013

 

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20:28 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/08/2012

Etape 6 : Risoul-Auron 110km 3200 déni

risoul blason.pngDe nouveau, réveil aux aurores dans nos petits appartements. Le pti dej est prévu au centre de la station, dans les quelques restaurants encore ouverts, et qui n’ont pas fait recette pleine hier soir. Autant vous dire de suite que l’organisation « à la française » on se parvient pas à s’y faire : plus de pain dans l’un, plus de tartinable dans l’autre, bref, perte de temps et d’énergie (comme si il nous en restait). Thierry ayant flairé la chose fit  une grasse matinée (réveil à 6 :10) et se contenta de sa barre protéinée prévue pour la fin de l’étape accompagnée d’un petit café soluble qu’il transporte toujours dans sa trousse de soins (merci du conseil, frère Tuck).

Team de Lux se retrouve sur la ligne à 7 :45 et le co-epic-piers se font interviewés sur leurs sensations avant le départ. Nous sommes restés assez évasif sur notre tactique ; tout au plus avons-nous parlé de cette fichue fatigue qui nécessite pour chaque chose à faire un quadruple check (préparer les gels, où sont les gels ?, dans quel sac ai-je mis les gels, où sont les gels ? où sont quoi ??).

Départ de la station pour 14 km de descente un peu fraîche avant de passer sur le tapis de début de course à Guillestre, en pleine montée. Petit tohu-bohu avec les gens qui s’arrêtent juste avant pour un dernier petit besoin naturel avant de partir, ou pour ôter son coupe-vent puis les muscles s’ébranlent et c’est parti mon kiki pour 19 km d’ascension. Laurent part, Richard part, puis Thierry part, mais c’est ThierryW, le petit poney est en panne de cuisse. Il henni de désarroi, on peut le ranger dans les lavettes aujourd’hui et ici, puis vient Martin et Liz en arrière-garde. Ici on entre de plein pied dans les Alpes de Haute-Provence, le décor change, les spectateurs et les voitures sont plus conviviaux, un grand air de vacances.

Sommet de Vars, pour enchaîner avec un magnifique descente par la vallée de l’Ubaye. Vu les qualités de descendeurs des deux Thierry, le coach reprends la troisième place du team et retrouve des jambes (bon pas des premières montes, mais il fera avec). Descente avec mon copain français qui roulait l’an passé sur un Peugeot et que j’avais rencontré, au même endroit l’an passé. A Jausier, carrefour à gauche et hop, nous vla dans la Bonnette. 23 km de grimpette assez irrégulière, où le dérailleur travaille quasi autant que les jambes. Magnifique col qui se dévoile au fur et à mesure de la progression ; ce n’est qu’à 4 km du sommet que l’on voit sa direction finale. Et le final, il en vaut la peine, 1km à 10.5% pour pouvoir dire qu’on est passé sur la plus haute route d’Europe.

 

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 Connaissant bien le final, j’avais judicieusement vidé à terre le reste des bidons, car sur ce pourcentage, on n’a guère le loisir de boire et un ravito nous attend.

 

 

 

 

Grand plaisir dans les 35 km de descente, avec pas mal de virages et où le team (mis à part ThierryW) repris pas mal des concurrents. Ah si on se laissait aller, on irait bien jusqu’à Nice par cette route en pente favorable continuelle. Mais non, à St Etienne de Tinée, flèche à droite et en route pour les 8 derniers km de la journée en direction d’Auron, charmante petite station de ski.

Pour la dernière fois de la semaine, on peut craindre pour Liz versus son ennemi juré : le dernier délai. En effet l’étape est taillée pour les grimpeurs et assez courte. Mais, encore une fois elle le terrassa de sa tête d’acier et de ses épaules de nageuse et se permit même, comme hier, une dernière ascension pépère (ou devrais-je dire mémère ?).

 

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Ce soir dernier briefing, on en aura une petite larme à l’œil, enfin on est quand même bien content que cela se termine, je n’irais pas à dire qu’on se réjouit d’être lundi. Mais bon, on s’est tapé la moitié de la dénivelée du tour de France en un tiers du temps, enfilant 6 et bientôt 7 étapes d’afilée.

Pour demain, il ne faut pas trop s’attendre au petit compte-rendu quotidien, nous arrivons à Nice et la récupération couché au lit avec les jambes qui se trémoussent sur le rythme du compex auront passé de mode, on sera maillot de bain sur la plage avant dernier banquet puis séparation du Team, les deux Thierry reprendront le bus to Genève, nos cousins québécois prendront le vol pour Montréal et le couple Guebenne-Junio pour Genève (ne mettons pas tous les œufs dans le même panier).

 

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La branche internationale du TDL un pensée émue pour le reste du Team qui part demain montrer le maillot  sur les belles bosses de la Crique : allez les petits gars, une ardeur d’avance et Orval pour tous à l’arrivée.

 

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18:08 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23/08/2012

Etape 5 : Alpe d'Huez-Risoul 138 km 3700 déni

 

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Bonsoir, ici Risoul 1850.

 

Des problèmes de connexions nous ont rendu la vie difficile pour le CR de hier, des photos devraient être en ligne maintenant, le texte a été amélioré également. pour ce jour, plus de photos demain, si la connexion est plus stable.

 

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Ce 5ième jour était la deuxième étape marathon de la semaine, 138 km, 4 cols, pour 3700 de déni, il faut donc nous excuser pour le léger retard de la publication. Risoul est une petite station, qui ne recevra jamais le Tour de France ; les infrastructures sont « familiales », peu d’hôtels, peu de routes (beaucoup de chemin de chèvres), internet payant avec le bureau de renseignement et de vente au sommet de la station. Nous logeons dans des petits appartements. Je me demande où logeait l’équipe Saxo Bank qui est venue 2 fois en stage ici.

 

Les organisateurs ont dû écouter mon vieil ami Jules, en effet, jugeant la descente du col de Sarenne dangereuse, ils ont décidé de neutraliser la course jusqu’au pied du Lautaret, soit 20 bornes plus loin. Si le gros de la troupe en était aise (comme la course devait commencer par un col à froid, le coach avait prévu un échauffement pour la troupe de 45’, donc annulé), Liz gambergeait un peu. Oui, car les délais sont fixés à 15 km/H et si on lui zappe une descente, cela pourrait coincer.

 

Réveil difficile à 5.30 pour tout le monde, la fatigue prend de plus en plus de place en nous. A l’infirmerie, on a vu passer Liz pour phlyctène aux mains, Martin pour trouble respiratoire (il sort difficilement d’un rhume),Laurent pour panne de jambe, Riccardo pour pied en feu, Thierry pour fesses idem, ceux-là repartiront, par contre abandon de l’épouse et de Marc Leuckx pour petit malaise à l’arrivée du CLM (elle était 3ième de la cat. Féminine). La météo semble plus clémente, et nous nous questionnerons quant à l’utilité des manchettes et du coupe-vent jusqu’à la ligne de départ.

 

7.30 départ vers le col  de Sarenne, en convoi, mais où les consignes étaient de suivre au plus près les premiers, histoire de profiter d’eux dans la longue, peu pentue et usante route du Lautaret. Laurent et Thierry parviendront à les suivre. Mais vu l’allure et le pourcentage, les autres seront coincés à l’arrière.

 

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 Bloqué dans la descente par un troupeau de moutons affolés, puis par la perte d’un bidon ils passeront le tapis de course ¼ d’heure plus tard.

 

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Soleil et vent de face resteront mes souvenirs de ce col de 25 km. Puis descente bien roulante vers Briançon, toujours vent de face pour arriver au seigneur du jour l’Izoard par Cervières. Belle montée avec une bonne petite fraîcheur. Au sommet, je suis inquiet de n’avoir toujours pas été repris par Richard. Fabuleuse descente par la Case déserte,

 

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puis vallée du Guil  encore et toujours vent de face, pour arriver au pied de la dernière bosse, 13 km pour Risoul. Mes inquiétudes seront apaisées à 5 km du sommet, dépassé par SuperMario. D’un commun accord, nous passerons la ligne ensemble. Une petite pluie fine vient se mêler à la fête, même pas mouillé.

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Toute la troupe rentra au bercail en temps et heure, Liz mettant 1h30 dans la vue du dernier délai.

 

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Nous étions tous assez heureux de nos performances jusqu’à ce que le classement apparaisse : nous étions quasi tous plus ou moins à la même place que hier, avant-hier, avant-avant-hier ; On en arrive à se demander pourquoi on continue tous alors que tout semble établi : chacun à sa place, à gauche ou à droite du Seigneur, sur ses cuisses, ou la tête sous sa sandale.

 

On commence aussi malheureusement à se rendre compte qu’il ne reste que 2 étapes et que le boulot reprend lundi…..en pleine forme !

Demain, plus que 110 km, et 3 cols.

22:49 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |