24/08/2012

Etape 6 : Risoul-Auron 110km 3200 déni

risoul blason.pngDe nouveau, réveil aux aurores dans nos petits appartements. Le pti dej est prévu au centre de la station, dans les quelques restaurants encore ouverts, et qui n’ont pas fait recette pleine hier soir. Autant vous dire de suite que l’organisation « à la française » on se parvient pas à s’y faire : plus de pain dans l’un, plus de tartinable dans l’autre, bref, perte de temps et d’énergie (comme si il nous en restait). Thierry ayant flairé la chose fit  une grasse matinée (réveil à 6 :10) et se contenta de sa barre protéinée prévue pour la fin de l’étape accompagnée d’un petit café soluble qu’il transporte toujours dans sa trousse de soins (merci du conseil, frère Tuck).

Team de Lux se retrouve sur la ligne à 7 :45 et le co-epic-piers se font interviewés sur leurs sensations avant le départ. Nous sommes restés assez évasif sur notre tactique ; tout au plus avons-nous parlé de cette fichue fatigue qui nécessite pour chaque chose à faire un quadruple check (préparer les gels, où sont les gels ?, dans quel sac ai-je mis les gels, où sont les gels ? où sont quoi ??).

Départ de la station pour 14 km de descente un peu fraîche avant de passer sur le tapis de début de course à Guillestre, en pleine montée. Petit tohu-bohu avec les gens qui s’arrêtent juste avant pour un dernier petit besoin naturel avant de partir, ou pour ôter son coupe-vent puis les muscles s’ébranlent et c’est parti mon kiki pour 19 km d’ascension. Laurent part, Richard part, puis Thierry part, mais c’est ThierryW, le petit poney est en panne de cuisse. Il henni de désarroi, on peut le ranger dans les lavettes aujourd’hui et ici, puis vient Martin et Liz en arrière-garde. Ici on entre de plein pied dans les Alpes de Haute-Provence, le décor change, les spectateurs et les voitures sont plus conviviaux, un grand air de vacances.

Sommet de Vars, pour enchaîner avec un magnifique descente par la vallée de l’Ubaye. Vu les qualités de descendeurs des deux Thierry, le coach reprends la troisième place du team et retrouve des jambes (bon pas des premières montes, mais il fera avec). Descente avec mon copain français qui roulait l’an passé sur un Peugeot et que j’avais rencontré, au même endroit l’an passé. A Jausier, carrefour à gauche et hop, nous vla dans la Bonnette. 23 km de grimpette assez irrégulière, où le dérailleur travaille quasi autant que les jambes. Magnifique col qui se dévoile au fur et à mesure de la progression ; ce n’est qu’à 4 km du sommet que l’on voit sa direction finale. Et le final, il en vaut la peine, 1km à 10.5% pour pouvoir dire qu’on est passé sur la plus haute route d’Europe.

 

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 Connaissant bien le final, j’avais judicieusement vidé à terre le reste des bidons, car sur ce pourcentage, on n’a guère le loisir de boire et un ravito nous attend.

 

 

 

 

Grand plaisir dans les 35 km de descente, avec pas mal de virages et où le team (mis à part ThierryW) repris pas mal des concurrents. Ah si on se laissait aller, on irait bien jusqu’à Nice par cette route en pente favorable continuelle. Mais non, à St Etienne de Tinée, flèche à droite et en route pour les 8 derniers km de la journée en direction d’Auron, charmante petite station de ski.

Pour la dernière fois de la semaine, on peut craindre pour Liz versus son ennemi juré : le dernier délai. En effet l’étape est taillée pour les grimpeurs et assez courte. Mais, encore une fois elle le terrassa de sa tête d’acier et de ses épaules de nageuse et se permit même, comme hier, une dernière ascension pépère (ou devrais-je dire mémère ?).

 

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Ce soir dernier briefing, on en aura une petite larme à l’œil, enfin on est quand même bien content que cela se termine, je n’irais pas à dire qu’on se réjouit d’être lundi. Mais bon, on s’est tapé la moitié de la dénivelée du tour de France en un tiers du temps, enfilant 6 et bientôt 7 étapes d’afilée.

Pour demain, il ne faut pas trop s’attendre au petit compte-rendu quotidien, nous arrivons à Nice et la récupération couché au lit avec les jambes qui se trémoussent sur le rythme du compex auront passé de mode, on sera maillot de bain sur la plage avant dernier banquet puis séparation du Team, les deux Thierry reprendront le bus to Genève, nos cousins québécois prendront le vol pour Montréal et le couple Guebenne-Junio pour Genève (ne mettons pas tous les œufs dans le même panier).

 

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La branche internationale du TDL un pensée émue pour le reste du Team qui part demain montrer le maillot  sur les belles bosses de la Crique : allez les petits gars, une ardeur d’avance et Orval pour tous à l’arrivée.

 

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18:08 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Et de six !!!!!!!!!!!!!!!!!! demain is a NICE day !!!!Bien se couvrir....pour la descente et le départ !!! courants d'air assurés !!!!
STEPHEN Roche... sera peut-etre là !!!
Courage pour la der et profitez de la descente sur Nice !!!
Attention aux chutes... ça discute dans tous les sens !!!
Virez bien en arrivant sur la grande bleue... et regardez devant vous!!! pas sur la plage !!! à vélo c'est trop dangereux !!!
Rincez - vous (pas l'oeil!!) dans cette mer tant attendue !!!!
Bonne finale et bon retour à tous !!

Écrit par : willy | 24/08/2012

Bravos.........à tous.
Lire les récits des étapes un moment privilégié.
Mais pour vous monter un col devient banal.
Demain la classe et fiesta...........Joss

Écrit par : Cambrai | 24/08/2012

Bon courage pour la dernière étape. Et vivement le retour! Papa il ne manque que toi pour cette dernière semaine d'aout vite te voir avant de partir pour Liege. Tu nous manques je t'aime bisous et quelques uns pour la route!

Écrit par : Noemie | 24/08/2012

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Écrit par : assurance auto | 29/08/2012

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