04/09/2011

Haute Route - Debriefing

 

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Déjà une semaine depuis le retour de cette haute route et je dois bien vous dire que nous avons souvent bâillé aux corneilles en y repensant, il est difficile de reprendre  la vie réelle.

 

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Soit Martin, Francis et moi avions 13 transalps et 2 transaustria dans les pattes, nous n’étions pas des perdreaux de l’année dans cette aventure et pourtant. ..nous avons découvert une nouvelle course, différente sur bien des aspects, mais tout aussi passionnante que les autres, elle est promise à un grand avenir et y participer sera un must, un « must have to do it », comme Paris-Brest-Paris dans un autre domaine.

L’organisation  a été aux petits oignons avec les 250 participants, toujours à l’écoute, toujours souriante, dynamique et réactive… Même les commissaires de fin de course se sont humanisés durant la semaine. Nous repensons au suivi des blessés, aux multiples extraravitos + encouragements comme sur les pentes du Galibier, le brassage de tous les sacs les matins, les montages vidéo … la liste serait trop longue. Et en plus de cela, un énorme travail en amont, inimaginable : les accords pour le parcours, avec les municipalités, les préfectures, les réservations d’hôtels, les voitures officielles, les motards, les signaleurs, les maillots, la pub….ÉNORME.  On peut se demander si cela aurait été aussi performant avec le double de participants et si les conditions climatiques n’avaient été aussi favorables (les petits dej dehors, par ex.). Si on veut être complet, on pourrait dire que des cyclistes sont des estomacs avec des jambes fatiguées, une file trop longue aux pasta-party dont  la qualité, dans ce pays de « bonne bouffe », du pain et  l’absence de vin rouge, nous ont poussé souvent dans les restos locaux. Enfin on ne peut qu’espérer que le cas de mon coéquipier Marcel, qui est tombé et qui s’est occasionné un pneumothorax nécessitant 4 jours d’hosto le jour après le dernier délai pour un report de son inscription en 2012, sera traité de manière positive.

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La course uniquement sur des routes de légendes, ah cela aide à pédaler. Aucun « petit » col sur le trajet, peu de plat, ce fut du superconcentré de concentré. Parlez à vos amis de l’Izoard, du Galibier, cela sonne différemment que si vous parliez du Passo Rombo, du Hahentoch, et pourtant, ils ne leur doivent rien.

 

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Et l’idée du CLM, super de super, c’est cela qui m’a motivé à venir ; nous avions un combi lycra uniquement pour cette étape. Une signalisation, des signaleurs irréprochables, une sécurité omniprésente, des motards et des voitures officielles en suffisance, cela était bien mieux que la moyenne de cyclosportives, un petit goût d’ « étape du tour » allez savoir pourquoi ?, M. Alcan. Les quelques remarques que l’on peut formuler sont une goutte d’eau dans un océan de « c’est super » ; je pense qu’il serait préférable pour nos petits organismes, que l’heure de départ soit toujours la même, histoire de prendre une petite habitude. Le kilométrage un peu court,  était plus à la mesure des coursiers que pour les vieux cyclosportifs (hormis les 2,3ièmeétape),d’autant plus que la neutralisation était dangereusement lente. Trop de coups de frein, pas d’échauffement pour une déchirante accélération subite lors du « vrai » départ, même si c’est un quinqua qui gagne. Un peu trop de voitures inofficielles dans les cols, je pense que c’est le visage d’une charmante épouse que j’ai le plus vu dans les montées et si c’est gênant dans les montées, cela devient dangereux dans les descentes.

Notre course ne fut pas à notre hauteur. Francis et Martin se la jouèrent comme Contador au giro, se décidant les derniers jours et n’ayant pas préparé l’objectif comme celui de fin juin (transalp). Moi j’y allais décapité par l’accident de Marcel. Rajoutons les premiers jours de canicule qui me détruisent toujours et un niveau d’ensemble impressionnant. La politique de privilégier la performance individuelle (en additionnant les temps des équipiers versus ne prendre que le temps du dernier) favorisa ces résultats haut de gamme. Mais nous avons pu tester les stagiaires du Team de Lux de l’an prochain et ils seront dignes du maillot. Phil2, JP et Thierry2, on vous attend!!

 

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Nous avons pu également nous rendre compte, par défaut ,de l’importance des directeurs sportifs qui nous aident habituellement. Gérard, Aurèle, Luc, Max, Lydie et Willy, on ne vous remerciera jamais assez pour votre travail.

En résumé, A FAIRE  et A REFAIRE, sans modération, une semaine en plein dépaysement, avec des panoramas sublimes, sur des routes inoubliables, des rencontres avec d’autres passionnés, de tous les continents,  toujours enrichissantes, on a vécut comme des pros et Nice,… quel bonheur ! Oui, on remercie tous les organisateurs, tous les bénévoles, les sponsors, les « petites mains », vous nous avez fait vivre une semaine de rêve, il ne manqua que des jambes en super titane et Marcel Clin d'œil

 

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19:19 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |