24/08/2011

ETAPE 3 Les Arcs-Serre Chevalier

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Hier soir, par acquit de conscience, nous sommes allés à la pasta party pour prendre l’air de la course. Là, sous la pression de la masse, l’heure de dépose des sacs à été retardée jusqu’à 5.30 (on a bien fait d’être là. Come on est en France, cela rouspète toujours un peu, les moins rapides d’entre nous en veulent un peu aux commissaires de course qui les dégradent en pleine rue lorsqu’ils les rattrapent. Ils les doublent, les bloquent et leur retire la puce du vélo et le dossard du dos puis sans aucune pitié, les laissent regagner l’arrivée ainsi. Un acharnement non nécessaire nous semble-t-il, un peu comme à l’EDT, on pense que cela doit être les mêmes commissaires. Autrement, il y toujours une queue énorme pour se faire remplir la gamelle et on préféra refaire une pasta-party privée dans le resto du coin.

Au niveau de la course, un américain fait la nique aux français, et cela semble être la soupe à la grimace chez les team scott. Cela promet de la bagarre pour l’étape reine de demain.

On regagne donc notre chambre, dans cet hôtel assez bizarre, où les couloirs montent et descendent en se croisant, on se croirait dans un jeu vidéo. Francis me tient la main pour ne pas se perdre.IMG_3126.JPG     IMG_3127.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réveil  à 5.00, petit dej  à 5.30 et à 6.15, on part dans la pénombre pour rejoindre Bourg-Saint –Maurice, avec jambières, kw, longs gants, 15 km plus bas pendant que d’autres emploient le funiculaire. A 7.15, pan, on est partis pour le sublime,  convoi neutralisé avec 4 sas, pour 30 km soit jusqu’au pied de la Madeleine, première pierre de notre chemin. Cette neutralisation est vraiment dangereuse tellement elle va lentement. On n’échauffe que nos roues par les patins. Comme on est en France, des sauteurs de groupe en groupe tentent de rattraper une mauvaise place sur la ligne avec ceux qui ont fait une halte pipi.

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La Madeleine, est longue mais elle se compose de trois marches séparées par des replats de 2,3 km et cela fait du bien. Les paysages sont merveilleux.  Comme lors de chaque col, l’organisation a placé des panneaux à 10, 5 et 1 km du sommet, où se trouve un ravito eau, coca, gel, fruits secs, tuc, poudre : c’est parfait, les râleurs demanderaient juste des boissons plus fraîches.

 

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 Rapide descente dans la vallée de la Maurienne puis nous voilà sur les routes bien connues de la marmotte. Comme d’hab, un sacré vent de face, qui ne nous quittera plus jusqu’à Serre-Che, nous oblige à nous regrouper et à nous organiser autant que cela soit possible avec tous ces énergumènes de grimpeurs solitaires… Martin lâche son groupe, Francis  gère et Thierry sermonne tous ses acolytes. A Saint –Michel, arrêt à la petite fontaine sur la place, puis rond-point à droite et bonjour le Télégraphe qu’on abandonnera après 12 km assez réguliers, ombragés et à l’abri du vent. Ici, les cadors de la course garderont le grand plateau. Valloire et son ravito aux Verneys sont la porte d’entrée du seigneur Galibier.

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Là, jusqu’au Plan Lachat, le vent se rappelle à notre bon souvenir, il nous rajoute facilement 2% à la pente. L’organisation est irréprochable : tous les 2/3 km, ils sont là à nous proposer de l’eau, sur la tête, sur les jambes, sur les pieds alouettes, du coca pour un usage interne, c’est génial. Les km défilent, et enfin on atteint la cime : la course est finie pour aujourd’hui, 4150 de dénivelée en 120 km (ne comptons pas la neutralisation), c’est du super concentré et le leader américain prendra une déculottée de 18 minutes sur Michel Roux, 50 ans du team Scott.

 

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entrer des mots clefs                                                                                                                                                                                                                       Il ne nous reste plus qu’à redescendre à Serre-Chevalier en pédalant car aussi non, avec le vent, on remonterait au Galibier où même plus haut.

Voilà un peu pourquoi, fatigué, on n’a pas eu le courage de faire du compex, ni de massage, ni de bouffe de récup. Juste aller à l’hôtel, se laver, ne plus voir le vélo et bouffer un steak pour Martin, et de pizzas pour les belges du team. On verra pour demain et son CLM

 

 

 

 

17:38 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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