08/07/2009

IMPRESSIONS OF ZE KING OF TEAM DE LUX DE LUX

Ma première TRANSALP.

Fin de saison 2008, Richard et moi décidons de se lancer dans cette aventure peu banale, qui implique une préparation physique et mentale au top.

Je me suit donc mis à l’ouvrage et parcouru quelques 5000 km (80000 mètres de dénivelé), depuis le début de saison, jusqu’au moment du départ.

 

Coup de bambou sur le casque lorsque Richard m’annonce, le soir des 3 ballons, qu’il vient de se re-casser la clavicule.

Que faire ? Le moral est en chute libre et je me fais une raison de ne pas y aller.

Et puis, après réflexion et quelques soutiens, je décide d’y participer … mais avec qui ?


N’ayant eu aucune réponse aux demandes de partenariat sur les forums, l’organisation de la transalp allait de toute façon me proposer un équipier sur place.

Avec une vingtaine de nationalités différentes représentées, j’allais tomber sur qui ? un noir, un jaune, un russe … je partais dans l’inconnu…

 

Bonne nouvelle le samedi après-midi, lors de notre déblocage ‘’type B’’, Phil reçoit un appel : un ami de notre noyau dur TDL est dans le même cas que moi.

Il a également perdu son coéquipier et cherche un partenaire … l’affaire est faite. Martin sera mon coéquipier pour la semaine ; c’est un noir … de cheveux.
Il a fait récemment les 3 Ballons, en terminant devant l’armada TDL… je ne serai jamais à la hauteur me dis-je !

Il est allemand, et pour se comprendre, on se débrouillera avec les mains, les pieds et le peu d’anglais qu’il me reste de mes humanités, acquis chez Frère René (non, pas celui d’Aye)

Les présentations sont faites et je peux me libérer et ne plus penser qu’à pédaler durant les 7 jours à venir.

 Je suis entouré d’une équipe bien rodée, qui en est à sa 3ème participation.

Rien n’est laissé au hasard, mais cela, vous n’en doutez pas.

C’est ainsi que je n’ai aucun stress … je n’ai qu’à me concentrer sur le pédalage.

Max et Lydie, nos deux jeunes logisticiens sont à la hauteur et en plus très sympas.

Je pars, malgré tout ces avantages, dans l’inconnu, car je n’ai jamais pédalé 7 jours d’affilés sur des dénivelés pareilles.

Mon corps va-t-il tenir ? On a toujours peur de la défaillance physique ou mentale !

Pour Alex c’est de la bibine, mais pour moi çà m’inquiète quelque peu

 Trop tard c’est parti … nous sommes dans les premiers km que déjà le premier col est là, avec son nom barbare d’Oberjoch
J’ai déjà les puls à 162… c’est trop vite. Je sais qu’à cette fréquence cardiaque, je produis trop d’acide lactique.

Tant pis, je ne coupe pas, mais je me dis aussi, qu’à cette allure là, la boite de cartouches sera vite vide, et qu’il est impossible d’en racheter … On fera le bilan ce soir.

Ce premier jour se passe bien.

A mon étonnement, je suis même quelques secondes devant le maître et son poulet expérimentés, mais les quadriceps sont gorgés de toxines et j’ai du mal à monter les escaliers de l’hôtel.

Je me jure que demain et les jours suivants, je roulerai au seuil.

 C’est ainsi que de jour en jour, les douleurs au cuisses ont diminuées et en fin de semaine je pouvais même monter les escaliers deux par deux.

J’étais devenu une machine à pédaler.

Mais la fatigue était bien présente

et de jours en jours lors des ascensions, les puls étaient de plus en plus basses.

Ce 7ème passage de la ligne, main dans la main avec Martin, m’a donné un immense sentiment de satisfaction.

C’est un moment fort que je souhaite à tout le monde.

 Je n’ai aucune idée si je referai un périple similaire, mais je conseille à chaque cyclo qui aurait l’occasion de se lancer dans une telle aventure, de ne pas hésiter.

La roue tourne et personne ne sait si demain, on pourra encore enfourcher son morceau de carbone si cher à chacun.

 Lance from Remy Champagne.

23:29 Écrit par Thierry&Phil dans Algemeen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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