02/07/2009

5 ème ETAPE : NATURNS - LIVIGNO : 118 KM 3.570 mètres de dénivelé

Avant de commencer le récit du jour, nous devons publier le droit de réponse suivant :

Droit de réponse du poulet de 6 semaines

Certaines allusions dans le récit d’hier laissaient sous entendre que LPD6S prenait des substances illicites. Je tiens à apporter un démenti formel à ces allégations mensongères. Les substances dont mention dans le bloc d’hier avaient été achetées en Allemagne pour mon chien VDB) . En fait il ne s’agissait que de 4 comprimés de BCCA ( comprimés naturels pour faciliter la récupération) qui, pris en une fois, ont formé un bouchon dans mon œsophage.  Pas de dopage, au Team de Lux, seulement une dépendance fortement prononcée à l’orval pour certains, au vin pour d’autres et à la zic pour le dernier.

 

Récit du jour :

 

Réveil légèrement plus matinal que d’habitude (6h20), L’équipe TDL logeait dans la suite nuptiale avec les willies et nos trois célibataires partageaient la couche (ou plus ?) dans l’autre chambre reservée. A cause de nos avatars médicaux, nous avions remis certains travaux sur nos vélos à ce matin. Mal nous en pris, après un copieux déjeuner à l’hôtel, grosse frayeur pour Phil :  hernie avancée sur le pneu arrière qui aurait pu péter à chaque instant hier, et pour Thierry, patins de  freins avant niqués, usés jusqu’à la lie. Grosse angoisse car nous logeons à 5 km du départ, mais grâce à nos deux mécaniciens de Lux (Milou et Sir Francis) Le pneu est changé en même temps que les patins. Sous le soleil qui tape déjà, nous rejoignons en temps et heure la ligne de départ.

C’est la première des deux grosses étapes de la semaine : 120 km mais 3500 de déni.

 Il y 2 ans, nous avions mis 6H05 pour la même étape soit du 20 de moyenne ! (comparable à la marmotte). Si on compare le % de déni avec le nombre de km, il s’agit de l’étape la plus difficile.

Départ neutralisé pour 40 km,

c'est-à-dire jusqu’au pied du Stelvio, c’est un super échauffement pour les diésels que nous sommes. L’allure demeure raisonnable et cela nous permet de faire plus ample connaissance avec ces équipes que l’on croise tous les jours.

StelvioE

Dès le pied, Marc se détache aisément et on s’en rend bien compte malgré son déguisement ASSOS blanc. Phil soutient son partenaire qui est à sec dès ce début de course : En effet, le road-book mentionnait un ravito juste avant le col quand celui-ci était 10 pitons plus haut. Emile et Francis, nos aînés, gèrent cette première ascension de la journée. Au ravito, sa tâche de bon samaritain accomplie, le PD6S ( devant faire honneur à son titre (temporaire) de meilleur grimpée du fourneau), embraye et remonte aisément des groupes jusqu’au sommet terminant sur les talons de Martin et devant Marc.

Plus on grimpe plus le soleil décline et les 6 derniers km un pluie légère, avec du vent nous fait un effet brumisateur du meilleur effet.

Passo_dello_Stelvio_6

Nous ne nous attardons pas au sommet qui est le plus haut d’Europe avec 2.754 mètres ( la Bonnette n’entrant pas en compte pour des raisons qui m’échappent, d’après le membre de la confrérie des 100 cols , le col géographique de la Bonnette est le col de restefonds situé moins haut que le Stelvio, mais la route remonte jusqu’à la cime de la Bonnette ).

Superbe descente de 20 Km ni technique ni dangereuse sauf le passage dans 3 tunnels où malgré les stewards à l’entrée de chaque tunnel et l’éclairage de leurs motos dans ceux-ci, c’est limite . Pas beaucoup le temps de souffler , que nous voilà déjà au pied du 2 ème col, le Passo Foscagno qui culmine également à plus de 2.000 mètres,  pour une montée d’environ 15 km. , soit une grimpée assez roulante. 

Du sommet, descente rapide et courte ( 4 km) pour attaquer le dernier mini col de la journée ( le col d’Era qui culmine à 2.200 mètres, soit notre troisième col de la journée.) C’est dans cette montée que les cieux nous tombèrent sur la tête. D’abord une légère ondée qui devint vite une bonne averse pour se transformer ensuite en tempête de grêle. Le Team de Lux, malgré son stage au Tour du Wessex dans des conditions dantesques, continua sa route au contraire d’autres concurrents qui cherchèrent refuge en dessous des ponts . La descente vers Livigno était devenu un vrai torrent, les grelons nous empêchaient quasi de voir plus loin que notre roue avant. Malgré que nous freinions à bloc, nos montures aquaplanaient sur les rivières qui descendaient de la montagne pour épouser la route. Ajouter à cela le  ciel qui se déchire et le tonnerre qui gronde, les voitures qui montent et nous car-washaient. Et nous avec juste notre petite veste coupe vent et manchettes ( sauf pour françis qui n’avait…. rien dans ses poches pour rouler plus léger) , nous grelotions de tout notre corps.

C’est après une descente de 5 km dans les conditions ci-dessus à du 10 à l’heure que nous avons passé la ligne d’arrivée, le TDL quasi ensemble en améliorant son ancien record de 18 minutes. A l’arrivée, pas un chat, pas de willies avec les habits chauds , donc dès la ligne d’arrivée passée, retour direct à l’hôtel. Nous croisons Emile qui passe la ligne 2 minutes après nous  mais frigorifiés nous n’avons plus la bravoure de l’attendre. Nous rencontrons  finalement à 30 mètres de l’arrivée  nos willies et leur signalons qu’ils rescuent milou. Mais celui-ci avait déjà fait demi tour la ligne passée et avait la mauvaise direction.  Cette mauvaise tournure d’évènement pour Emile sera lavée  et oubliée autour d’un bon verre de vin.   Le reste des troupes arrivant dans les 10 minutes.

S’est avec une moyenne horaire 2 x plus élevée que la moyenne du jour que nous atteignions l’hôtel, la chambre de l’hôtel ( laissant derrière nous une trainée liquide ressemblant à un ruisseau), la douche de la chambre puis notre petit lit douillet. Ce n’est qu’une demi heure après que notre grelottements cessèrent.

Marc nous quitta subito presto pour des rendez vous privés ( ?) . A l’heure où nous écrivons ces lignes, la camionnette n’est toujours pas revenue.

Croisons les doigts pour demain, l’étape reine de la transalp : 180 km et 3770 mètres de dénivelé.

19:17 Écrit par Thierry&Phil dans Algemeen | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

une grosse journée avec de fameux cols.Avec un temps
de circonstance.Francis ne rien prévoir........comme un novice.
Courage les gars:que la montagne est belle. Joss

Écrit par : Joss | 02/07/2009

je t'aime fort et tu me manques beaucoup mon petit papounet ; j'espère que tout se passe bien pour toi et pour tes potes. Un gros bisou a+

Écrit par : Louise | 02/07/2009

Une descente de la Lesse pour conclure l'étape du jour... :-)
Bonne route à vous pour la journée de demain!
Et continuez de nous faire rêver et voyager par vos billets d'hunmeur quotidien

A+

Écrit par : Quentin | 02/07/2009

Superbes paysages, ça donne faim...
Petite infos à propos de Quentin qui est en Italie avec le Team Wallonie: il fait 5° de la première étape de la 30° Edizione della 3Tre ciclistica internazionale bresciana. 5° au général et maillot distinctif du meilleur étranger. Content pour lui ça fait plaisir...Classements et infos:
http://www.3trevelo.it/news.html (bas de la page)

Écrit par : Didier | 03/07/2009

Content de voir que la myxomatose du lapin de 6 semaines n'est plus qu'un mauvais souvenir.Je me pose une question, ce sont tes pots belges ou l'écrasante supériorité d'Emile qui te sont restés à travers la gorge???

Écrit par : Dambosberg | 03/07/2009

oef Phil wat was dat?? goed dat alles terug ok is, hopelijk is het bij jullie niet zo warm als hier, hopelijk kunnen jullie ook ee, beetje genieten van het mooie landschap

tot binnenkort, kom dan maar eens afkoelen in Schoten

ann, stef, enith, lisa (joepie morgen Werchter met tante katje en Ophe) en bollebol (yes morgen het zwembad onveilig maken samen met nonkel Gilles)

Écrit par : ann | 03/07/2009

bravo pour vos perfs les gars et vos comptes-rendus bourrés d'humour. Un régal. PH

Écrit par : ph | 03/07/2009

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