23/09/2008

Dernière étape : Murau - Velden

Toujours ce petit coup de blues lorsque l'on prend son vélo pour le dernier jour.

Phil part s'échauffer quelques minutes quand Francis et Thierry gagne les boxs au plus tôt. Baraguiner avec les relations que l'on s'est faite pour la dernière fois. La question du jour, combien de km lors de l'étape ; en effet le road book annonce 105 et le diagramme 95. Au final ce sera 107, enfin je pense car durant la semaine, mon polar ne m'a pas servi, la pile étant naze. Je me fie essentiellement au profil de l'étape que j'étudie par coeur.

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Le départ est donné et nous partons pour 20 km de routes plates avec vent de face. Il fait 4°C. Le départ réel ayant lieu après 2 bornes, personne ne cherche à rouler. Une semaine dans le froid, tous les classements plus ou moins établis.Seul quelques seconds couteaux tenterons de partir mais sans succès. Même le seigneur aura été tenté de prendre pour une fois, la tête de la course, mais la peur de crouler dans le dernier col le retiendra.

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Dès que l'on arrive au pied du premier col, c'est la curée. On se retrouve dans le peloton habituel, on sent nos concurrents directs (qui ont quand même 8 minutes d'avance ) à la peine. Thierry prend le taureau par les cornes, et la première place pour imprimer un bon train. Malheureusement un petit trou dans la route et bong, la tige de selle tombe dans le cadre du Merckx. Sabotage?  Phil crie "Schlossen" et un de nos concurrents sort de sa poche un multitool providentiel. On s'arrête, relevons la selle à l'oeil resserons la vis et repartons. Francis est juste dans notre dos. Phil prend la tête du trio et en avant la galère. Willy cède, le seigneur ahane et on enrhume de petits pelotons. Juste au sommet du col, nous faisons la jonction avec les 2 équipes qui nous suivent au général.

On enchaîne une descente sinueuse et rapide à leurs fesses. Au bas, quand on fait les comptes, nous somme 7. Il manque .....Phil. Thierry prend donc la queue du groupe où nos challengers ne ménagent pas leur peine pour éviter le retour du gaumais. Celui-ci, au pied de la descente se retrouve avec un coureur individuel esseulé. Il lance le duo (une fois de plus) et lors du relai constate que ce coureur est le challenger de Francis. Dès lors, il n'ose le tirer vers l'avant.

Repris par un groupe, il feront la jonction avec le groupe de Thierry, qui enfin peut se mettre à la planche. C'est ainsi que nous atteignons le dernier col de la semaine, longueur 10 km, passages à 12%, passages en terre battues, et comme souvent, des petites descentes assasinnes entre les pentes. Thierry, en forme, explose le groupe de 20 coureurs dès les premieres rampes. Seul 2, 3 coureurs et l'équipe classée derrière tiennent le coup, pas de Phil. Thierry laisse donc mener les autres. Dans la partie non asphaltée, Le cheval gaumais surgit du bois et c'est ensemble que nous passerons le sommet de cette dernière cochonnerie. 10 km de descentes et pour la troisième fois, nous pourrons passer la ligne, main dans la main et fier.

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Nous sommes finishers, pas d'accident malgré nos roues carbones, pas de crevaisons, juste des sauts de chaînes intempestifs et une tige de selle molle.

Sur la ligne, nous retrouvons Luc et Aurele qui nous attendent avec le mousseux. Quelques minutes plus tard, Francis passent la ligne. Il est ce jour cinquième dans sa catégorie, mais il a gérer comme un diable. Les cierges mis par nos coachs hier dans une chapelle à Murau ont bien servis. Les bouchons peuvent donc sauter et nous régalons tous nos amis. Seul un américain, mouillé par la bouteille s'éloignera en nous maudissant. Quelques courageux plongeront dans le lac comme il est de coutume en juillet. Même Phil s'abstiendra.

Direction l'hôtel ou les choses sérieuses commenceront. Mettre les vélos et les grosses valises dans la TDLmobile. eh oui, Francis et Phil refusent le décrassage prévu par le coach le dimanche matin. Puis table de l'hôtel et 5 bières : Thierry qui n'a bu que quelques verres de vin la semaine a décidé de se lâcher.

Direction un  autre café ou de nouveau la bière coule. Direction la soirée protocolaire où le vin recoule. Podium de Francis qui termine bon deuxième de sa catégorie puis nous grimpons tous sur le podium pour enfiler ce beau maillot de finisher de la première transaustria... quand on dira cela à nos petis enfants....

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A partir de là, mes souvenirs sont plus que partiel. Je me suis retrouvé le lendemain dans le lit de l'hôtel en maillot de finisher, slip sur les oreilles, mal de crâne infernal et Francis se plaignant de sa cheville que j'aurais shootée lors du retour. Dans mes poches, quelques adresses e-mail de personnes qui ne me rappellent rien (je le jure).

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20:51 Écrit par Thierry&Phil dans Algemeen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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