27/07/2008

les impressions du 355 A

8 mois de travail intensif à raison de 4 entrainements par semaines, par tous les temps, qu'il pleuve, neige, vente.... avec un seul objectif le tour de France du TDL. Il ne s'est pas passé un seul jour pendant ces 8 mois sans y penser.

Tous les paramêtres et feux étaient au vert, les différents tests ( la José Cambrai, le Tour des Flandres, l'Amstel, le Tour du Wessex et les 3 ballons) étant positifs, je savais que j'étais prêt et que le dur labeur allait porter ses fruits.

Je suivais également d'un oeil d'abord inquiet l'évolution de mon coek qui était à la peine dans les rdv de  début de saison mais connaissant sa détermination je savais qu'il serait prêt au jour j heure h. J'en ai eu la première confirmation à la gérol où il termina le 210 km en 7 h pile poil et ensuite au tour du wessex où il fut tout simplement impressionnant.

On m'avait gentillement prévenu (mais je le savais déjà) que le seigneur était très fort cette année mais je pensais être au moins à sa hauteur.

Nous savions que notre première participation à la Transalp l'année dernière s'était passée sans le moindre accros, pas de chute, 2 petites crevaisons, un temps exceptionnel, pas de défaillances et qu'il nous serait difficile de bénéficier d'un bis répétitas malgré tous les cierges que nous avons brulé à l'abbaye d'orval.

Nous sommes partis avec un moral d'enfer, nous sachant plus fort que l'année dernière et puis crac, patatras, la première étape se termine en cauchemar. Suite à un problème de fixation qui avait laché à mes chaussures adidas au tour du wessex, je n'ai pu rouler avec mes nouvelles adidas que 100 km avant le début de la transalp ( merci sportshop qui a mis 10 jour pour livrer ma commande).  Grave erreur de débutant ( rené tu n'es plus le seul!) d'attaquer une première étape de montagne avec des nouvelles chaussures. Ajouter à cela le fait que le début de l'étape à été super rapide avec tout le temps des relances et que nous sommes arrivé au pied du deuxième col derrière la voiture de tête de course, j'ai débuté l'ascension du col en surrégime, oublié de pédalé dans la descente et patratac, crampes dans les 2 jambes au bas de la descente. Arret obigatoire, plus possible d'avancer mais impossible de descendre du vélo.  Heureusement un spectateur m'aide à descendre, je hurle, il m'aide à m'étirer. Les pelotons me dépassent, je les regarde passer en bramant tel un cerf de nos ardennes profondes.

Je peux enfin repartir. Le briefing de l'équipe au  départ était de s'attendre au pied de la descente mais point de sanglier en vue. Le cerf doit donc  continuer seul. re-crampe, re-arrêt forcé.  Au ravito, le sanglier attend son confrère et nous revoilà parti mais je suis toujours à la peine, ayant été trop dans le rouge pendant les 2 ers heures. Et voilà le sanglier tirant le cerf mais le sanglier, attiré par le houblon à l'arrivée avance trop vite. Thierry il faut rouler un poil moins vite , le sanglier n'entend pas, je répête. Le sanglier est sourd. Je perds sa roue et me voilà voguant seul. Il reste 30 km avec un vent de face. Re crampes, re- arret forcé, et cela 4 x de suite. Je décide à la 4ème fois de marcher à côté de mon vélo pendant 100 mètres. Cela me fait du bien, mes crampes disparraissent et peut enfin terminer l'étape terriblement déçu, non seulement pour moi mais aussi pour mon coek. On a au moins perdu entre 30-45 minutes. A l'arrivée, re-crampes ....

Heureusement je garde le moral, impossible que 8 mois d'entrainements se concluent pas un résultat aussi lamentable. Les commentaires de maitre Alex sur le blog me font extrèmement du bien également.

Pour la deuxième étape, je décide de remettre mes anciennes adidas et comme par miracle, plus la moindre crampes. Les 2ème à 6 ème étapes se passent super bien, le tdl roule bien et on passe de la 321ème place au G à la 189 ème. On roule quasiment tout le temps avec des équipes qui se situent aux alentours de la 150 ème place ( sur 600 équipes). On est nettement plus fort que l'année dernière, ce qui nous oblige de rouler à bloc pour garder les pelotons dans lesquels on se trouve. Dans l'euphorie de notre première transalp, on en avait oublié combien s'était difficile de s'enfiler 3 cols par jour. Mais notre machine était bien huilée, nous étions comme des maillots jaune du tour  avec un extraordinaire Willy qui s'occupait de tout pour nous, nous récupérions bien entre chaque étape,  bref de super vacances.

Malheureusement, cela se termina comme cela avait commencé, par une étape que je redoutais par dessus tout et quasi sans dénivelé. Le briefing au départ du TDL étant de rester ensemble si nous voulions assurer un top 200 ( nous étions 191 ème à la veille de la dernière étape) afin que le plus fort ( lire thierry) pouponne le plus faible. Le poulet de 6 semaines a su s'accrocher pendant les 80 ers km ( moyenne 42)

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et de nouveau comme à la première étape, surrégime, j'ai décroché de mon peloton, et là, galère de chez galère, je ne pouvais même plus m'accrocher aux petits groupes qui suivaient, après 20 km un marshal me dépasse et me dit d'attendre le peloton qui suit. Je me retourne, le peloton du bloc c ( nous étions dans le bloc b) arrive, fort d'environ 200 coureurs. J'incorpore le peloton, je tiens 10 km et de nouveau passe par la fenêtre. Mon calvaire continue. J'arrive à accrocher pendant 1 ou 2 km les petits pelotons qui me dépassent mais je ne tiens pas. Je me sens terriblement seul et de voir les équipes passer 2 par 2 me coupe encore plus les jambes. Je rejoins un petite groupe de cylotouristes italiens qui font leur petite sortie. Je me mets à la queue de leur groupe. Allure club clyclotouriste du dimanche matin. Je remonte en deuxième position et leur lance dans mon meilleur italien : plou vitos per favor. Ils ont compris et on passe d'une moyenne estimée de 22 à du 32 à l'heure. Cela dure 10 km puis ils bifurquent sur la droite. Je les suis. J'entends crier derrière moi. Je devais continuer tout droit. Demi tour. Me revoilà bien seul face au vent. Les petits groupes continuent de me dépasser sans que je puisse les recenser. Je rejoints 2 cyclotouristes anglais. Je demande à 1 des 2 si je peux m'accrocher à son sac à dos pendant une ou deux minutes pour récupérer. Il refuse...  Arrive le dernier ravito. Je prends le temps de m'arrêter et de bien boire. Cela me fait du bien. Je retrouve des jambes pour les 20 derniers km.  Je passe enfin la ligne, en pleurs sachant que j'ai craqué dans cette dernière étape, et que cela va nous couter le top 200 que nous nous étions fixé au départ. Je termine à une moyenne de 36 à l'heure pour les 160 km de cette dernière étape, soit environ 42 sur la première moitié et 30 sur la seconde. Le seigneur de la route étant déjà arrivé  20 minutes ( à 40 de moyenne !)avant le cheval de trait gaumais.

Voilà donc notre 2ème transalp d'affilée dans la poche. J'y ai pris autant ( plus) de plaisir que la première année ( sauf pour la première et dernière étape mais c'est cela la course) car nous étions plus fort. J'ai trouvé cette deuxième édition plus difficile que la première, la météo n'étant pas bonne au début, les cols étant beaucoup plus long ( moins de plat entre les cols) et nous avons eu moins le temps de voir les paysages. Nous terminons 207 ème et sans accros nous aurions pu terminer aux environs de la 175 ème place. Par rapport à l'année dernière, nous terminons 5h55 après le 1er au G ( des quasi pros) ce qui est une heure de mieux que l'année dernière. Je me suis mis dans le rouge pour suivre mon coek dans la 1er et la dernière étape et je l'ai payé cash ( un peu comme à l'étape de légende l'année dernière). A méditer à l'avenir.

Quand à l'épisode de nos vélos volés, nous avons eu trop peu de temps pour vraiment réaliser ce qui nous était arrivé, on s'en est rendu compte à 8h15 et à 8h58 soit 2 minutes avant le départ nous étions déjà sur un autre vélo prêté par l'organisation, sans avoir pu faire le moindre mètre d'échauffement ou de réglage avec. L'important était de continuer et de terminer cette magnifique épreuve, même sur une trotinette.

Malgré ma mauvaise dernière étape, nous terminons tous les 2 relativement frais et pas vraiment fatigué, preuve que notre entrainement (différent) a porté ses fruits.  

Que dire de l'équipe? Comme l'année dernière nous avons formé une super équipe, avec un Willy que toutes les équipes nous enviait, avec un seigneur de la route qui dorénavant ne s'appelle plus comme cela mais qui porte dorénavant le sobriquet de : bip bip. On ne le changera pas (plus). Dès qu'il entend le pistolet du départ il est vouille mon bip bip sans s'occuper de son cheval de trait ( grâce à la complicité d'un photographe du magazine Voici, j'ai enfin compris pourquoi, et je ne peux lui en vouloir  ! TTCB2915

Il se cherchait donc une équipière pour l'édition 2009 !

Un grand merci aux 2 maitres José et Alex pour leur judicieux conseils, à JP, aux 2 ben, à émile, rené, christian, marcel, gus,  michel, clan, ML, les vds, xtof et tous les autres pour vos encouragements et vos messages sur le blog qui nous aidaient à nous changer les idées le soir et à garder le moral.

à nos familles qui nous ont permis de participer pour une deuxième année de suite à ce qui pour moi reste un rêve.

à thierry et francis. je vous en serai pour toujours reconnaissant.

EN ROUTE POUR LA TRANS-AUSTRIA DANS 1 MOIS ET DEMI AVEC LA MEME EQUIPE MAIS CETTE FOIS AVEC WILLY COUREUR. 

21:54 Écrit par Thierry&Phil dans Algemeen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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