26/07/2008

Epilogue 1 : la famille 355B

Laissant Willy et sa dame reprendre l'avion pour le froid et la pluie de Charleroi, la voiture pleine comme un oeuf (valises familiales + celle de Francis, vélo de Catchérie et du directeur sportif - je me demande où j'aurais pu ranger feu mon Merckx), la famille B se dirigera vers Vérone et elle dormira sous le balcon de Juliette et Roméo. Le lendemain, direction Milan puis Sanremo, longeant la voie impériale de la primavera (encore de fameux souvenirs hein Charles) nous ferons étape à Nice où nous nous balladerons "à l'aise" sur la promenade des anglais.

En suivant la direction Paris, nous atteindrons Saint-Rémy de Provence pour une semaine de repos bien mérité. Temps au beau fixe, eau de la piscine à 30°, des souvenirs plein la tête, que demander de mieux ? Mais Thierry tourne et tourne ; dans le garage, un vélo des années 60, mais plus de frein, plus de dérailleur ; un vélo Flandria des années 70 mais un cintre de 30 cm de large et une pédale pliée ; un peugeot des années 80 mais trop petit.......

Un rapide coup de telephone à Philippe Lesage, le coach de véloScott 101 qui habite à Bédoin et un sourire émerge de la barbichette.

Dès le mardi (lundi 14 juillet, tout était fermé pour cause de fête nationale) Je prends la direction du pied du Ventoux, dans le magasin situé en face de la ligne de  départ de la grimpée et en resort avec un Scott, pédales shimano (ça tombe bien, j'ai fait les deux dernières étapes avec ces cales nippones), roues aksium, monté en triple (moi qui m'habituait au 39-25). Le vendeur sous les injonctions du team Scott me fera 10% sur la loc. Pour rouler sur un bourrin pareil, il aurait pu faire 25....

Quoi qu'il en soit, a peine rentré, j'enfile la tenue FINISHER 2008 et hop 40 km de décontraction en m'appliquant au changement de vitesse nippon. En rentrant, petite gêne dans la cuisse gauche, bof, rien de grave, on verra demain. Le mercredi ballade sans forcer dans les Alpilles, avec 2, 3 cols courts et aisés, de nouveau petite douleur dans la cuisse. Pour avoir le coeur net, j'inspecte minutieusement le vélo sans trouver le moindre défaut, je regarde alors mes cales jaunes de chez shim : "ben ça alors, la cale gauche se trouve 5 mm en avant par rapport à la droite !!" Dire que j'ai fait 250 km de course sans m'en rendre compte, sans en ressentir la moindre gêne, eh bien oui, vous savez, dès que la course démarre, le seigneur de la route entre dans un autre monde.....

La semaine défila au gré de ballades seul ou avec madame sur ces petites routes ensoleillées. Le samedi, après une semaine de repos, je réalise un petit test grandeur nature. Lever 6.30, malto dans les bidons et en route, direction de nouveau Bédoin, mais en vélo cette fois, je mouline ces 60 km qui mènent au pays des grimpeurs. Premier rendez-vous chez le proprio du vélo et changement de roue, en effet ce magasin est centre de test des roues LEW (si vous ne connaissez pas, allez voir sur le site) roues entièrement carbone et boron, moins de 800g la paire à boyaux, 300g la roue avant et surtout, une piste de freinage ne nécessitant pas de patin particulier. Je dis bien changement de roue sans s car le testeur précédent aurait cassé la roue avant (fragile ?), enfin bon, me voilà attendant Gus qui logeait ici ce w-end avec une aksium de m... à l'avant et une super lew à l'arrière (Notez que le vélo propre du proprio, exposé dans le magasin, possédait la paire complète). On se fait une petite montée ? par Malaucène ? Le temps est parfait, pas de vent, soleil, cela nous invite à prendre le col de la Madeleine pour gagner Malaucène. Premier et seul arrêt à la source du Groseau pour vider les vessies et recharger les bidons. La montée s'effectuera à la fraîche et au calme, bercée par le bruit de la roue carbone et des cigales, aucun cyclo ne nous dépassera et nous atteindrons le sommet en moins de 100 minutes, comme à l'accoutumée pour moi, Gus me lâchant dans le dernier km, comme Schleck devant Evans. Avant de descendre vers le Chalet Reynard, comme d'hab, je chargeai une petite pierre sommitale que je déposerai à Bedoin, em me disant que si tous les cyclos faisaient de même, le sommet serait de plus en plus facile à atteindre....Après avoir quitté Gus, je repris le chemin de la maison, soit 175 km sous un soleil de plomb.

gusventoux

tachventoux

Je rapportai le vélo le dimanche midi après un décrassage de 85 km (que du plat), le compteur indiquait 560 km. Adieu les vacances, le boulot reprend, heureusement..... je dois acheter un nouveau vélo

 

13:19 Écrit par Thierry&Phil dans Algemeen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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