25/07/2008

 Derniere étape


7iéme etape : Feltre-Bibione 156 km 400 déni 

Eh oui, vous avez bien lu, 4OO m de déni pour 156 km, soit une vraie ballade pour les rouleurs et un chemin de croix pour les grimpeurs.

Petit déjeuner sympa, où nous comparons nos futures montures sur les sites de TREK et de MERCKX (devinez qui chez qui?) puis sortie devant l'hôtel afin de préparer les montures actuelles, en alu, trop petite pour moi malgré le changement de potence (120 versus 90) et avec un compact pour Phil qui devient donc dans cette étape un désavantage. Le Team Scott nous y retrouve et nous pouvons juger de leur préparation précompétitive (leur Willy ne fait rien, ils ne s'échauffent pas : bref le monde à l'envers). Ensemble nous nous rendons sur la ligne de départ. Je rappelle encore une fois et comme toute la nuit au coek : "ne pas se laisser prendre 1 m par son prédécesseur, boucher le trou, boucher le trou BOUCHER LE TROU". Le regard de Phil blémit...  en plus, le vent devrait être favorable

Chemin faisant, nous apprenons que la course débute par 300 m à 30 % et qu'il faudra surtout ne pas trop y user les cales en poussant le vélo. Crainte dans les blocks. Venu ce jour de bonne heure, nous ne pouvons pas accéder aux premiers rang comme nous le pensions, tout le monde est venu tôt. Phil repasse au stand des mécaniciens car le derailleur déraille un peu trop. Il me rejoindra 10' avant le départ, quand nos enfants et épouses nous auront rejoints afin de profiter de cette ambiance exaltante du dernier starter. Et Willy me direz vous ? Et bien comme les épouses sont là, elles prendront en charge les deux voitures et notre directeur sportif pourra se joindre à nous pour cette dernière étape (Et on peut vous dire que la caravane de français qui suivaient chaque jour notre voiture, notre willy et son GPS se sont trouvé bien dépourvus et n'ont regagné la ligne d'arrivée qu'après la plupart des concurrents.) Il a pris un ou deux km d'avance, paré d'une tenue sobre (pas osé mettre son maillot TDL de peur de contrôle) et se joindra au peloton ni vu, ni connu...

Les musiques traditionnelles puis Pan le groupe A s'élance. après une minute, c'est à notre block de démarrer et c'est parti mon kiki, quelle bonne marade... pas de mur devant nous et ça roule et ça roule. D'abord sur de larges routes, en descente, ce qui n'empêche pas quelques chutes d'inattention, comme cet imbécile juste devant moi que je n'ai évité que d'un cheveu... puis sur des routes plus étroites et plus sinueuses avec de faux plats. J'ai dû utiliser toute mon expérience de cyclo ; un oeil sur les deux devant, l'autre sur la route au loin pour anticiper, jamais, au grand jamais se retourner, boire et manger quand tout les voyants sont au vert, ne pas parler, se faufiler derrière des gros (pour autant qu'il y en ait dans cette course), monter deux dents avant chaque changement de direction pour relancer en souplesse, .....En traversant un rond point par la droite, je vois Phil sur la gauche, ça a l'air d'aller, mais il reste des bornes... Il me demande de le suivre mais je pense qu'il est assez dangereux de veiller à soi-même dans ces conditions, j'espère qu'il n'a pas branché son MP3 car ici tous les sens sont indispensables. Le paysage me direz-vous, eh bien une fois n'est pas coutume, je répndrais comme Willy :"peu de Michelin, beaucoups de Continental et de Schwalbe, parfois des Vittoria, la plupart des 23 !"

N'ayant pas de compteur sur ces vélos, seul la minuterie importe. comme un coup de vent nous passons le premier ravito, nous boycottons le deuxième de la même façon puis le troisième nous verra stopper ; la chaleur suffocante aidant, une partie importante du groupe s'arrête pour recharcher et bloque la totalité de la chaussée. c'est là où il a fallu mettre en route, à 4 afin de chasser qq km pour reincorporer le peloton initial. Sur le bord de la route, willy me fait signe je pense qu'il va se mettre au service de Phil pour l'aider à suivre, que nenni, les commisaires de route l'obligent à reprendre la course derrière la voiture de fin de course (45' derrière les premiers)

Dans la dernière heure de course, on sent bien une certaine nervosité apparaître et les compteurs commencent à hurler. Chaque changement de direction est à l'origine de relances assassines. Plus de parlottes, plus de discours, chacun s'accroche bec et ongles. je sens bien que le groupe s'amenuise de carrrefour en carrefour, il y a de moins en moins de femmes aussi. les chutes resurgissent et le plus souvent sur des cones de protection mis en place pour notre sécurité mais que le vent a couchés. Sur une plaque : Bibione  8 km, tenir, tenir et pourquoi pas, je commence à remonter le groupe, avec ces super cosmic carbones, ... mais il aurait fallu reconnaître l'arrivée assez tortueuse et je resterai comme toute la journée dans le premier tiers pour passer la ligne en 3H51, soit, excusez du peu, 40km/h. Je passe la ligne pour me rendre compte que du TDL, je suis le seul et pour voir les premiers du jour qui sont arrivés depuis 1 minute ! Phil n'est pas là... et les familles non plus. Question ravito, sur la ligne d'arrivée, ce n'est plus l'organisation allemande mais un foutoir tout italien ; pas assez d'eau, pas assez de fruits ni de sandwiches, donc engueulade, arrachage on se croirait à un ravito de l'étape du tour...

Enfin Phil et les épouses passent leur bout de nez sur la ligne, mais où est Willy ?

Il nous arrivera séché comme un soret, complètement deshydraté, caché derrière un sac de sel....... Quelques bières feront l'affaire car aujourd'hui les vacances commencent et pas de StYorre, pas de yoghourt, plus de malto, et oui et oui la course est finie....

Direction le stand de l'organisation pour rendre ces deux montures de rechange et direction l'hôtel puis la plage pendant que les Catherines partent à l'aéroport prendre Marie-Laure et les jumelles. Nous les retrouverons sur la plage de Bibione

UG_JTT7[1].1_395

pour le "souper de gala" où nous retrouvons cette équipe strasbourgeoise venue sur la transalp, alléchée par nos récits de l'an passé, cette équipe belgo-anglaise domiciliée au GDL qui participera également à la trans Austria. Echange de bons procédés pour la suite... Et plein d'autres équipes avec qui nous partageons la joie d'avoir passé la ligne. Cérémonies des podiums puis remise de ce fameux maillot de FINISHER 2008, objet de toute notre convoitise depuis 7 jours.

juillet 2008 finisher

juillet 2008 maio

 

22heures, les papas sont fatigués et rejoignent l'hôtel. Demain, une autre épreuve les attend et pas la plus facile de la semaine, visiter Venise sans vélo et avec les familles....

venise transalp

Ah oui, on termine 207ième, soit 19 places de mieux qu'en 2007 !!

21:40 Écrit par Thierry&Phil dans Algemeen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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