08/07/2008

2ème étape : Soelden-Brixten

2 ème étape : Soelden (Autriche)- Brixten (Italie)

Les choses sérieuses commencent :  l’étape du jour est de 124 km avec 3.093 m de dénivelé ( 2 cols, le 1er Timmeljoch (passo rombo pour nos amis italiens) et le second le Jaufenpass.

Après une petite visite au Grissly bar ( un thé camomille)  hier soir à Soelden pendant que le seigneur de la route s’occupait du compte rendu de la journée, nous sommes rapidement tombés dans les bras de morphée.

Réveil à 6h45, on ouvre les tentures  pour les refermer aussitôt et vlà un temps qui ressemble comme deux gouttes d’eau à  celui de la dernière étape du Tour du Wessex ( 10 sur l’échelle météorologique des cyclos). Petit dej copieux, on remballe nos valises, Willy prépare les vélos et une petite demi heure d’échauffement avant le départ.  Tuyau du directeur sportif : on ne rempli qu’un seul bidon vu que le 1er ravito est au sommet du Timmelsjoch.

Suite aux crampes de Phil hier où nous avons perdu au bas mot une bonne demi heure, nous nous retrouvons dans le bloc C. Objectif du jour, reprendre 10 minutes. 

 Meme sic que chaque jour au depart : highway to hell de ACDC et 2 songs de Blurt et on attaque après 1 petit km les 25 km d’ascension du Timmelsjoch.  Le repérage d’hier de notre directeur sportif nous est très précieux : on ne force pas trop sur les premiers km ( à 9%), la pluie battante et les projections des cyclistes qui nous précèdent nous innondent des pieds à la tête. Thierry comme à son habitude a pris de l’avance et on se retrouve au sommet ( les 25 km d’ascension en 1h30).

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 Le sommet délimite la frontière entre l’Autriche et l’Italie.  Il s’agit du plus haut sommet de la Transalp (2510 mètres d’altitude).  On plonge pour une longue descente de 25 km, descente très dangereuse sous la pluie et dans le brouillard, on ne voit pas à plus de 10 mètres et tout les participants descendent à une moyenne de…. 30 km/h. Thierry doit s’arrêter brièvement transis par le froid, mais le lapin n’a aucune difficulté à rattraper la tortue au bas de la descente et à la dépasser sans même la saluer.

Au bas de la descente,  pas le temps de souffler, on attaque directement le deuxième col de la journée : le Jaufenpass et c’est reparti, toujours sous une pluie battante pour 20 longs km d’ascension. La première partie est dure mais assez roulante, après le ravito qui se trouve à mi montée, cela se corse , la pente se raidit, on arrive dans le brouillard et on ne voit plus rien. La deuxième partie n’en finit pas, impossible dans le brouillard de distinguer le sommet. On dépasse un chalet puis une voiture garée, on ne doit plus être très loin. Monter un col inconnu dans un brouillard à couper au couteau, dans une ambiance moite et humide n’est pas sans rappeler la petite mort, l’extase : on sent bien que plus on monte plus on s’en rapproche, mais que c’est long… et cela fait un peu mal  parfois, le point culminant va arriver.

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 Enfin le sommet est quand même jubilatoire, en effet, il reste encore  au moins 45 pions avant de lever les bras, enfin pour nous de descendre du vélo. Pas de seigneur de la route au sommet, décidément il est devenu un sacré grimpeur, la perte de poids (6 kg) l’ayant transformé en Bahamontes. 


 Après s’être soulagé, descente  de 20 km dans le brouillard et sous la pluie pour ne pas changer  suivi de 20 km de plat sur une nationale avec vent de face.  Chacun restant dans son petit peloton respectif jusqu’au mur de 1 km (10%) à 10 km de l’arrivée. Là le peloton se déchire mais le team de lux ayant bien repéré le dénivelé et les difficultés de l’étape du jour, nous étions prévenu. Petit coup de fouet avec le mur et tout se passe en douceur.

L’arrivée à Brixen est la plus belle arrivée sur nos deux participations à la transalp, on traverse la rue piétonnière sous les applaudissements d’un public garni  accroché aux innombrables terrasses ensoleillées et franchissons la ligne d’arrivée sur la grand place de la ville. Thierry dans son état de forme actuel arrivant 10 minutes avant Phil. Mais nous sommes content, la déception d’hier fait place à l’espoir de remonter au classement d’ici à la fin de la semaine.

Willy a reconnu les 17 premiers km de l’étape de demain ( et rebelotte, on attaque directement par un col de ….35 km. Il en est revenu transis, ne sachant même plus enlever ses gants tellement il avait froid et tellemnt il était trempé. Pour nous, après 2 ! heures de compex, petit massage comme d’hab, et j’ai pu échapper à la corvée de nettoyage des vélos en prétexant la mise à jour du blog pendant que le directeur sportif et le seigneur  se coltinaient cette tache ingrate. Ce soir, Italie oblige, on va faire plaisir, petit resto (comme d’hab) mais cette fois italien ( après 2 jours de cuisine allemande et autrichienne…..).

Demain  l’étape la plus dure au niveau du dénivelé rapporté à la distance de l’étape mais on ne pense pas à demain parce que demain  c’est loin

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15:15 Écrit par Thierry&Phil dans Algemeen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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