02/07/2007

 

Voilà une bone chose de faite.

 

Je vous livre à présent mon sentiment :

 

sur la course

Le niveau est très relevé et malgré qu'il n'y ait pas de qualif comme à Paris-Brest, le nombre d'abandon est limité (+- 40) Je pensais que seuls les premiers joueraient la course et que quelques gruppetti (o) se formeraient dans les étapes laborieuses, or chacun a joué la course ; si on montait les cols au seuil, les départs, les descentes et les quelques km de plats ressemblaient à une cyclosportive habituelle.

Les paysages étaient féériques pour autant ce qu'on a vu, car nez dans le guidon, vous savez. Les routes dans un état impeccable, le Met devrait partir en stage là-bas; Les routes étaient le plus souvent privatisées, en tous cas toutes les descentes l'étaient. On peut reprocher les km neutralisés au début des étapes, mais c'était plus prudent pour les traversées des villes et villages, et de toute manière, la vitesse du peloton n'était pas fixe, ça fonçait déjà bien comme cela.

Il n'y a pas eu d'arrivée en altitude, ce qui aurait été assez rigolo, de même qu'un petit prologue le samedi après midi en équipe de deux, sur 2-3 km par exemple.

L'organisation et les gens était au top, pas de couac, tout dans une bonne humeur, bon enfant. Les concurrents se respectaient mutuellement et respectaient assez bien la nature (peu d'emballage sur les routes alors que nous étions plus de mille).

La langue a été quand même une barrière. Ne comprenant pas bien l'allemand, je m'efforçais de parler anglais, mais cela limitait quand même les échanges sauf avec les canadiens, anglais et les italiens bien sûr.

Les conditions climatiques ont été sensas. Il est difficile d'imaginer de faire aussi bien avec la canicule ou du froid et de la pluie. Pas de maladie, de déshydration ni de problème tendineux ; la pharmacie de trente kilos a été superflue, de même que mes quinze kilos de vêtements tout temps.

A chaud, je ne pense pas la refaire chaque année, on va quand même loin pour la terminer et c'est le résultat d'un travail de longue haleine.

 

Sur le team

 

Je pense que nous avions le meilleur système, à un certain coût, il est vrai.

Loger en hôtel permait un calme et une quiétude nécessaire à une bonne récup. Plus de 100 équipes étaient prises en charge par l'organisation qui leur fournissait logement, toilettes douche et nourriture ; ils devaient toujours faire la queue, ce qui n'est pas trop bon pour les jambes, vous me le concèderez.  

D'autres logeaient en hôtel et l'organisation transportait les sacs. Ceux-ci devaient être prêts devant l'hôtel vers 6H30 et plus moyen de changer quoi que ce soit, on a vu ainsi des concurrents en long + Kway, + couvre chaussures et couvre casque sous un soleil radieux.

Enfin certains prenaient un hôtel le jour même et transportaient leurs sac sur le dos comme les escargots.

La présence de Francis a été notre plus grande chance. Il gérait, comme il sait si bien le faire, tout le quotidien. La ligne franchie, il nous remettait des vêtements secs, de la nourriture, il nous guidait à l'hôtel où nos bagages nous attendaient dans nos chambres. Il s'occupait des vélos, faisait les comptes. Le jour où le temps était à la pluie, il nous attendait au ravito avec des vêtements de pluie au cas où. Il prenait les photos, déridait les crispations, apaisait le stress, il trouvait toujours La solution : on lui doit une fière chandelle. De son côté, cela n'a pas dû être facile tous les jours, vivre avec deux "pros". Il faut demander à nos épouses qui ne s'en coltinent pourtant qu'un (peut-être Sonia). Fermer les valises, courir entre les villes étapes, parfois coincés dans les bouchons dû à la course, trouver les hôtels, puis nous en chambre, il partait rouler, mais seul. A son actif, l'Ammelsattel, le Hahnnentoch, le Stelvio, le Mortirolo, Le passo Mendola. Merci Francis.

 

Sur mon coéquipier

 

Sauf une petite poussette le dernier jour, je n'ai rien à dire (non, je rigole).

Je pense que notre plus grand stress a été de ne pas être à la hauteur de l'autre, d'être le boulet. Nous avons affronté deux techniques pour y arriver et nous n'avons pas roulé plus d'une fois ensemble cette année (je ne connais Phil que depuis 1 an1/2).

J'ai employé la méthode "à l'ancienne", accumulant les km, les cyclosportives quand il a travaillé seul, sur des distances ne dépassant pas 150 pions, respectant scupuleusement son régime, son  programme et son entraîneur fidèle à l'interval training et aux watts. Total respect

A la fin, je peux vous dire que deux Thierry ou deux Phil n'auraient pas égalé notre record.

Il a instantanément compris mon mode de fonctionnement et l'a accepté sans réserve, ce qui est une fameuse qualité.

Soit Phil ressemble à un croisement entre un  écureuil, un chameau et un lézard ; en effet il a su gérer chaque étape come un bon comptable qu'il est. II a préservé ainsi les fins d'étapes et de la semaine . Le chameau car il rentrait avec ce qu'il avait pris au départ, se contentant d'un quart de bidon et un cinquième de w-cup;  le lézard car il a la peau froide et ne sue jamais ce qui permettait de retrouver facilement nos tenues. Comme tous les finishers, mais sous un aspect un peu bohème, une volonté hors du commun, sous un petit stress une assurance que cela ira bien au bout.

Ceci dit , on s'est bien marré sur et à côté du velo, partagé les mêmes lits tous les jours, je ne voi pas d'autre pour le refaire avec si......

 

19:18 Écrit par Thierry&Phil dans Algemeen | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Spijtig van de foto de helft van Phil zijn hoofd komt er niet op, Katrien en de kids goed gearriveerd? Wij zitten nog steeds in de regen, Enith ingeschreven in het GIB, na lang aanschuiven zijn we erin geslaagd, tot binnenkort en dat het fietsen evengoed mag blijven gaan als tot nu

Écrit par : ann en stef | 03/07/2007

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