03/07/2015

Etape 05 : Aprica-Kaltern, 136 km, 2200 D+


 Lendemain de l'étape reine pour le team de Lux, 2 longs cols devant nous mais plus de pente au pourcentage infernal.
Après une nuit dans la pittoresque et classée Villa Brioschi au charme désuet, nous nous retrouvons dans la salle du petit déjeuner ou Richard fait une entrée remarquée, sourire aux lèvres, l'arrivée de sa moitié y étant expliquant sans doute cela.
Départ un peu désordonné mais  dans nos blocs habituels, neutralisation de 15kms dans la descente vers le Passo Tonale et les fauves sont lâchés.
Un Passo Tonale dont le décor est totalement différent d'il y a 2 ans vu qu'il avait été gravi dans le brouillard.
Longue, très longue descente, pas loin de 40 kms mais parsemée d'embûches. Travaux, circulation, Feu rouge, rien nous sera épargné.
Phil rencontrera d'ailleurs Liz qui suivait la course en voiture, à un feu rouge, elle lui conseillera de bien rester à l'arrêt au feu et bien lui en a pris, l'organisateur rattrapant les cyclistes n'ayant pas obtempéré et leur faisant même faire demi-tour !!! Notre Riccardo reprendra Phil dans la descente et le dépassera au prix d'un appel contre appel digne de Sebastien Loeb.
Richard encore lui, décidément bien inspiré ce matin, avait mis son équipement team de lux VTT, sans doute avait-il des infos que nous n'avions pas , le parcours nous faisant descendre un talus recouvert d'un tapis assez glissant pour rejoindre un Ravel qui, bien que très joli, n'est pas dans un parfait état.
A noter aussi, les progrès technique de Phil qui parvient avec brio à éviter un piquet posté juste avant l'entrée d'un un petit pont de bois.
Devant la bagarre se déclenche au pied du 2ème col dans le groupe de tête composé de Gary, Franck et le tandem Pierre-Tanguy.
Derrière eux, Pat et Thomas comme des métronomes poursuivent leur progression suivi de Flying Riccardo dont le profil de l'étape lui convient à merveille.
Plus loin, les Phil's continue leur chassé-croisé, l'Iron chiken déposant Phil2 dans les montées, celui-ci se montrant plus à l'aise dans les descentes.
Longue et irrégulière montée du Passo Mendola, les 22kms seront avalés tambour-battant par le groupe de tête, Tanguy et Franck devront d'ailleurs laissé filer Gary et Pierre. Notre ami britannique ayant envie de regagner une étape au classement honorifique du team de lux, il se fera violence pour décrocher notre Liégeois sur le sommet de la dernière ascension.
Petite bataille sympathique devant, entraide derrière, Pat ayant soutenu Thomas dont les lumières ont commencé à s'éteindre au bout de 100kms.
Phil2 refusant même le bidon proposé par la voiture Herbalife pour le laisser à Phil le suivant de peu.
Échange de bon procédé, Le Poulet veillera sur son poussin en l'attendant et lui offrant sa roue à suivre jusqu'au sommet du col.
Descente sur Kaltern et direction l'arrivée à nouveau via un Ravel pas tout plat non plus...
Dernière épreuve de la journée, la remontée vers notre hôtel sur la route duquel Tanguy s'est offert un bain rafraîchissant dans une fontaine.
Place à la récup, au massage et à la relaxation avant l'étape

22:44 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Etape 6 : Kaltern-Trento 126 kkm, 2200 D+

C’est la sixième étape, et c’est le jour des patates.

Nous avons passé notre traditionnelle soirée à l’hôtel Andergassen à Kaltern. Habituellement c’est la vieille de l’arrivée et on lâche déjà un peu la bride, mais cette année, on n’en pas encore fini, ce n’est que le début de la fin et demain nous serons à Trento. Entre les deux, il y a une étape, sous le cagnard, de 126 km et 2000 de D+. Donc on continue dans la retenue. Comme d’habitude, le réseau wi-fi est merdique, comme toujours, l’hôtel est situé sur les sommets et y arriver n’est pas aisé. Heureusement le chemin est borduré de quelques fontaines.

Réveil dans un soleil déjà chauffant. Petit déjeuner où Pierre analyse le parcours à la lettre, il veut se faire l’étape. Les autres plaisantent et seul Francis maugrée et fais la soupe à la grimace. Ses douleurs sont réapparues sans explication franche. Certains journalistes émettent des réserves et pensent que c’est pas normal ni super, ils disent que les bronches, dilatées par des produits illicites, froissent les côtes de l’intérieur.

Quoiqu’il en soit, nous rejoignons nos blocs respectifs, c’est-à-dire le B sauf les vieux, qui logent dans le C et le début du D. De là, le cheval de trait gaumais et sa pouliche borquine regardent les jeunes qui ne parviennent pas à faire mieux qu’eux en 2008 (101ième quand même).

Pan c’est parti pour 7 km neutralisé et 33 de descente. Phil2 en profite pour déchirer son pneu. La voiture d’assistance proche lui prêtera une roue et lui rendra la sienne, réparée, au premier ravito, c’est du bon boulot, il ne perdra que quelques minutes et un ou deux groupes. Au pied de la descente, c’est la première patate, 4 km à du 10% avec des replats, des relances et des coups de cul, sur les intersections, entre les vignes, on voit des ruelles avec des rampes à du 40% !! on est bien surpris de part de l’organisation de nous éviter ces troieries.. Francis se redresse mais ne peut s’empêcher de crier en voyant ses copains de derrière passer devant. Heureusement, se faufilant dans le premier ravito, il reprendra de la superbe. Au sommet de cette vacherie, du faux-plat bien trop copieux pour arriver vers le 65ième km au pied de la deuxième vacherie, qui se compose de 2 patates de 3, 4km avec des rampes à du 15 %, ah bon dieu…Il faut s’arracher pour y parvenir, Certains emploient la technique arvilloise du zig-zag continu, d’autres montent dans l’ombre à gauche de la route, bref il y  en a partout. Heureusement le gros chinois, à la Mercedes blanche est à son poste, à 2 km du sommet, avec du Rammstein à fond, il offre à qui le veux, de l’eau, sur la tête ou dans le bidon, du coca dans le bidon uniquement et même du Red Bull. Il est là tous les jours, chaque année depuis 3 ou 4 ans. On le remercie ici de la part de toute la procession multicolore.

Passé le col de Redebus, tel est son nom, on retombe dans le terrain des descendeurs pour 20 pions et on reprend la route du Vigollo Vattaro, la dernière petite du jour, 4 km, avec une rampe à du 8 pendant les deux premiers, vive les patates sautées. A son sommet, Thomas injurie le soleil et la chaleur qui ralentissent sa progression. Seigneur, il ne savait pas ce qu’il faisait… Mais les suivants ont vu l’astre se cacher derrière de gros nuages gris. Il reste10 km de descente chronométré, puis c’est l’entrée dans cette magnifique ville qu’est Trento. C’est donc hors course, que Riccardo, déconcentré, embouti une fiat 500, conduite par la mamma. Roule voilée, égratignures diverses et douleurs au poignet.  Toute l’équipe, en attendant le vieux docteur, put lui répéter à l’envi le vieil adage : En Route, comme en VTT, on ne pédale pas avec les poignets.

Le seigneur, poursuivant le cantique de Thomas, fit souffler le vent violement, au point d’emporter toutes les boissons sur toutes les tables de la place d’arrivée, ce qui jeta un froid, puis laissa tomber toute la flotte évaporée par tous les participants de la course depuis une semaine et je peux vous dire que des hallebardes dans une ville médiévale, cela tombait comme à Bouvines. Dans sa clémence, le team n’a essuyé que quelques gouttes en rejoignant l’hôtel, où nous récupérons, avant, comme vous l’avez compris de relâcher un peu la bride : il ne reste que 99 km demain !!

19:26 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/07/2015

Etape 4: Livigno - Aprica, 143 km, 3500 D+

 

142kms au programme et quel programme !!! Un menu 4 services  Passo d'Eira en apéro, Passo  Foscagno en entrée, le Passo Gavia en plat de résistance et comme dessert le Mortirolo. 
Les mines sont tantôt inquiétés, tantôt préoccupées au petit déjeuner, il est temps de prendre des forces, une grosse journée nous attend.
Thierry décrète qu'à la Saint Thierry, on reste au lit, il fera donc la liaison vers Aprica avec nos anges gardiens.
Brève neutralisation et nous voilà déjà à table, l'Eira et le Foscagno seront avalés comme de vulgaires entremets. Personne ne fera d'effort inutile, Richard ayant même décrété une journée de cyclotourisme.
Comme à leurs habitudes, Franck et Gary feront la course en tête suivi par le tandem Pierre-Tanguy et la paire Franco-Anversoise ou plutôt Belgo-Parisienne, la rumeur prétendant qu'en bon Français Pat ne prend pas un relais laissant tout le boulot à Thomas.
Derrière les Phil's, l'original et sa copie feront route ensemble durant une bonne partie du Gavia.
De son côté, Marc peaufine sa condition pour l'ironman de Zurich et Francis montent à sa main...
Francis en bon mathématicien méditant sa doute sa citation du matin "quand on sera au milieu, ce sera la moitié..."
Rapide descente sur Bormio, passage au centre du village et là on a le choix, Stelvio à gauche, Gavia à droite... Ce sera à droite pour nous, et c'est parti pour 26 long long kms d'ascension. Alternance de passage raide et plus doux, la route de piètre qualité ne nous empêchent pas de profiter des paysages à plus de 2.600m d'altitude. Le plat passera pour tout le monde sans trop de soucis à l'inverse de la descente ou Franck et Gary connaîtront la même mésaventure en crevant tous les 2. Fort heureusement pas de problèmes, nos 2 amis pouvant repartir. 
De nouveau une descente vertigineuse sur une route dans un état déplorable direction Ponte Di Legno et le pied du célèbre Mortirolo que nous n'escaladeront pas par son versant le plus dur mais celui-ci vaudra quand même son pesant de cacahuètes, la pente est irrégulière et varie entre 6 et 13-14% par moment voir plus sur les 2 derniers kilomètres dans les lacets nous conduisant vers le sommet. Mais qu'importe pour Francis qui passera même le grand plateau sur un replat malgré des douleurs aux pieds liés à des problèmes de semelles orthopédiques inadaptés... Ou mise à l'envers d'après les informations glanées sur la table de massage... Ou de souffrance pour certains... 
Le sommet atteint, on ne plonge pas encore sur Aprica, il nous reste 28kms d'un toboggan à flanc de montagne pour rejoindre l'arrivée, le revêtements ne s'améliore pas et c'est sans prendre aucun risque que les équipiers du team de Lux rejoindront la grande chaussée marquée des inscriptions à la gloire des vedettes du Giro.
Le menu est copieux, les organismes sont fatigués, nos kinés ont un boulot de monstre pour nous remettre sur pied ou plutôt en selle demain... 
La mi-course est passée, il nous reste 3 étapes et un peu plus de 350kms à parcourir... Haut les cœurs !

DSC_0110.JPG

DSC_0103.JPG

DSC_0104.JPG

DSC_0105.JPG

DSC_0108.JPG

DSC_0112.JPG

 

 

 

19:22 Écrit par Thierry&Phil | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |